29 octobre 2007
Besoin de fleurs (1)
Aujourd'hui, 29 octobre, il a plu toute la journée.
Une pluie battante, froide, qui a fait lever des parapluies, mouillé des bas de pantalon et des cols de manteaux.
Alors, ce soir, j'opte pour un rayon de soleil en forme de rose jaune prise en photo le jour qui précéda notre départ d'Irlande fin août.
Un Bed & Breakfast non loin de Cork, une fin d'après-midi lumineuse, des fleurs partout, des vraies, des fausses, des moulins à vent, une vierge de Lourdes toute en bleu.
Et ces petites fleurs poussaient autour de la porte.
Beaucoup de jaune pour illuminer cette nuit automnale...
25 octobre 2007
Petits fours à Matignon
En ouvrant l'enveloppe à mon retour de Francfort il y a quinze jours, je n'en croyais pas mes yeux : voilà que j'étais invitée par le Premier Ministre à Matignon pour célébrer la rentrée littéraire. RSVP, était-il demandé en belles lettres italiques pleines de fioritures, ce que je n'ai pas fait. Jusqu'à mon retour ce soir après une journée de formation, j'ai hésité. Et puis, je me suis dit que ce genre d'occasion ne se reproduirait pas de sitôt, que c'était la première fois que j'étais invitée pour célébrer une rentrée littéraire, qu'ainsi je pourrais voir l'intérieur de l'hôtel Matignon... Bref, j'étais curieuse. Alors, j'y suis allée. Je suis arrivée un peu en retard, ce qui fait que je n'ai entendu que la fin du discours de M. Fillon, qui s'harmonisait totalement avec le thème de ma formation (droit et numérique). Autour de moi, beaucoup de messieurs de noir vêtus. Quelques femmes disséminées, élégantes, l'air sérieux. Petit bonjour à trois personnes que je connaissais du temps de mes débuts dans le métier. Puis, heureusement, j'ai vu une femme écrivain avec qui j'ai bavardé, goûté des petits fours et fait la connaissance d'un auteur dont je m'occupe dans le cadre de mon travail.
J'ai observé la décoration des murs (beaucoup d'or), un peu chargés à mon goût, noté les livres et les dossiers qui s'empilaient n'importe comment sur une cheminée dans une des pièces transformées en accueil porte-manteau. Le livre bleu au-dessus des dossiers s'intitulait "Priorité à l'emploi" ou quelque chose de cet ordre. Dans ce décor extrêmement polissé, les chemises et dossiers ainsi empilés dénotaient et donnaient une forme d'allégresse vivifiante. Pour ce qui est des petits fours, j'en ai goûté deux ou trois qui m'ont donné des idées pour un prochain buffet. Deux charmantes petites dames d'un certain âge près d'un des buffets m'ont conseillé les mini tartelettes au citron en se lamentant de n'avoir pas emporté avec elles un sac en plastique pour rapporter des petits fours... Personnellement, je n'irai pas jusque-là. Les petits fours étaient de qualité, mais manquaient de variété et de légumes. C'était du petit four sérieux.
J'ai essayé à deux reprises de garder mon invitation (en arrivant et en repartant). Peine perdue. J'aurais dû la photocopier pour mon press-book, désespérément vide...! Il s'agira donc d'un souvenir éphémère avec ce texte en guise de compte-rendu.
22 octobre 2007
Pour Boris
Mon cher Boris,
J'ai appris tout à l'heure que la mort t'avait cueilli dans le sommeil au cours du week-end.
La dernière fois que nous nous sommes vus fut au mois de mai. Je suis passée te voir à ton agence un jour férié et nous avons bu un coca ensemble au café de la rue Gay Lussac. Il faisait très beau ce jour-là. Nous avons parlé de tout et de rien, rattrapant les jours de silence, parlé de tes fils, de ma fille, échangé des jeux de mots et des bêtises, évoqué le sort footballistique de Nice et de Guingamp, le temps qui passe, la mort, les changements constants qui bouleversent et modifient nos vies. Tu as promis de m'appeler pour que nous dînions dans notre resto favori. Les jours de mai et juin se sont écoulés sans que nous nous en rendions compte. J'ai pensé à toi le jour de ton anniversaire en août. Je savais que nous nous verrions bien un jour prochain. Nous avions l'habitude de ces rendez-vous distancés au cours desquels nous rattrapions le temps qui se sauvait. Je t'ai envoyé un exemplaire des Cupidons fin septembre. Tu avais lu le manuscrit il y a bien longtemps. Je t'avais annoncé la publication chez Ramsay en mai. Nous nous sommes manqués à Francfort, je n'ai pas dû me réveiller assez tôt pour petit-déjeuner avec toi. Je pensais t'appeler cette semaine ou la suivante. J'ai failli frapper à ta fenêtre jeudi dernier en revenant à pied de chez mon médecin. Mais la fièvre et la fatigue m'ont poussée à accélérer le pas pour trouver une pharmacie encore ouverte. Et, aujourd'hui, lundi, j'apprends que tu n'es plus là, que je ne pourrai plus jamais venir me pencher sur le rebord de la fenêtre de ton bureau pour discuter avec toi. Tout l'après-midi, j'ai pensé à toi, à ta générosité, ta gentillesse, ton amitié dans les moments difficiles et les moments joyeux, à la première fois que nous avons déjeuné ensemble, au Drugstore boulevard Saint-Germain, il y a des années de cela. Je pense à toi, cher Boris. Tu me manques, Jennie
20 octobre 2007
Coeurs jaunes
Coeurs jaunes et ocres
éparpillés sur l'anthracite
autour d'un tronc noir
mini soleils tourbillonnés
tombés sur le trottoir
douce lumière ce jour-là
à l'ombre de l'automne
16 octobre 2007
Fleurs à Francfort
Foire internationale du Livre oblige, j'ai passé la semaine dernière à Francfort. J'avais apporté mon appareil numérique afin de prendre en photo quelques fenêtres. Mon unique moment de liberté était le mardi en début d'après-midi, après quelques rendez-vous à l'hôtel et avant d'aider au montage du stand. Je me suis donc rendue à la Messe à pied, en passant par de jolies rues au nom de musiciens (Beethovenstrasse, Mendelssohnstrasse, Schubertstrasse...). Il faisait beau, presque chaud, et les rues ensoleillées et calmes dans ce quartier résidentiel non loin de l'Opéra.
Epouvantail à tête d'oiseau, oiseaux en bois, fleurs en papier ou en plastique, moulins à vent, angelot habitent les jardinières avec fleurs et plantes.
Cet épouvantail oiseau m'a paru particulièrement intriguant.
J'aime le contraste entre la grande fleur blanche et les géraniums.
Des oiseaux divers...
Les autres photos se retrouveront dans l'album des fenêtres jardins.
13 octobre 2007
Plantes grasses (1)
Il s'agit ici d'une des deux fenêtres qui donnent sur la rue, plein soleil toute la journée, surtout en été.
C'est ici que j'ai planté mes plantes grasses. J'ai découvert que ces plantes grasses aiment bien l'eau et poussent d'autant plus rapidement qu'elles sont arrosées régulièrement. Ce sont des plantes extrêmement fragiles qu'il est quasiment impossible de déplacer sans abîmer. Leurs feuilles se cassent facilement. Lorsqu'on les arrose, il faut éviter de verser l'eau directement sur leurs feuilles très imperméables : la goutte d'eau se transforme en tache.
Elles poussent dans des pots et, en se développant, partent à l'assaut d'autres pots ou de bacs. Il y a au moins sept plantes grasses différentes qui poussent sur cette balustrade. J'aime beaucoup ces guirlandes de fleurs/feuilles, les étranges fleurs qui surgissent de l'intérieur des plantes à divers moments de l'année.
09 octobre 2007
Besoin de nuages (1)
Pendant le week-end, le ciel sur Paris était d'un bleu intense qui se mariait merveilleusement avec les premières couleurs de l'automne. De ma fenêtre, je vois un marronnier dont les feuilles sont devenues rousses en quelques jours. Plus loin, un grand mur recouvert de vigne vierge est en train de rougir.
Le bleu avec son accompagnement solaire a éclairé sans faillir un samedi consacré à la cuisine et un dimanche à me reposer.
Et pourtant, j'éprouve un sentiment tout aussi fort à regarder les nuages dans le ciel, comme ceux de la photo ci-contre, prise le samedi 25 août, le jour où nous avons quitté notre maison dans la péninsule de Dingle. Depuis, je regarde souvent les photos prises à l'occasion de ce séjour, et je m'arrête le plus souvent sur celles où des nuages sont représentés :
07 octobre 2007
Et des légumes dans les gâteaux (1)
Devant les demandes répétées de tous ceux qui ont goûté au gâteau aux carottes, qui le réclament à corps et à cris, et voudraient que je leur en prépare un à chaque fois que je les vois, qui, chez moi, observent toutes les parts posées sur l'assiette avec l'attention de félins surveillants leurs proie, pour repérer celle qui a le plus de glaçage (hum, François ?), en voici, (ce n'est pas trop tôt ! clameront-ils tous à l'unisson) la recette :
Ingrédients :
250g (1 cup) de margarine, 300g de sucre (1 cup1/2), 1 c. à café bombée de canelle, 1/2 c. à café de noix de muscade, le zeste d'une orange, 4 oeufs, 250g de carottes râpées finement, 375g de farine, 3 c. à café de baking powder (ou levure alsacienne), 75ml d'eau chaude.
Battre énergiquement la margarine et le sucre. Ajouter les épices et le zeste d'orange, puis les oeufs un à un. Ajouter les carottes râpées.
Mélanger farine et baking powder, et les ajouter en même temps que l'eau chaude à la pâte. Mêler délicatement le tout.
Mettre à cuire dans un moule carré préalablement beurré. Cuire à four chaud (7, 350°, 200°) environ 40 mn.
Lorsque le gâteau est bien refroidi (le lendemain par exemple), le recouvrir d'un glaçage composé du jus d'un citron et demi et d'environ 250g de sucre glace (la quantité de sucre glace variant selon la quantité de jus). Il faut que le mélange atteigne la consistance ruban afin d'être sûr que le glaçage durcisse une fois étalé sur le gâteau.
Ce gâteau, rendu humide par la présence des carottes, est meilleur le lendemain ou le sur-lendemain. L'acidité du glaçage au citron contre-balance le goût sucré renforcé par les carottes. Et parfois, je me demande si ce n'est pas à cause de ce glaçage que le gâteau a tant de succès.
Enjoy!
06 octobre 2007
Des fruits dans les plats...
Il y a deux plats que je prépare qui remportent beaucoup de succès. D'une part les crevettes à la mangue et au gingembre, et d'autre part la salade de fenouils à l'orange.
Pour celle-ci, la préparation est simple puisque cette salade consiste en oranges coupées en quartiers mêlées à des fenouils en fines lamelles. Une petite sauce composée d'huile d'olive, de jus de citron, sel + poivre, et quelques brins de ciboulette ciselée. Le tour est joué. Préparer un peu à l'avance pour permettre aux saveurs de se mélanger et aux lamelles de fenouils de s'imbiber du jus d'orange.
La salade de crevettes et à la mangue peut être servie tout au long de l'année. Mais, bien évidemment, c'est plus facile au moment de la saison des mangues, parce que plus les mangues sont mûres, meilleure est la salade. Lorsque je la sers à mes invités le soir je l'accompagne de riz blanc chaud : le froid de la salade et le chaud du riz s'alliant à merveille. Cette salade peut également être proposée telle quelle au milieu d'autres plats dans un buffet par exemple.
Mixer une mangue bien mûre et la mettre au frais dans un petit bol. Couper en petits morceaux trois mangues mûres, les mettre dans un grand bol avec le jus de deux citrons verts, puis au frais également. Décortiquer l'équivalent d'un kilo de crevettes roses, les couper en deux. Ajouter aux mangues + citron vert. Ajouter un poivron rouge coupé en lamelles fines. Hacher menu 60g de gingembre frais avec un oignon et ajouter à la mangue mixée avec 2 cuillérées à soupe de mayonnaise. Ajouter aux crevettes et mangue. Sel + poivre. Bien mélanger. Mettre au frais sous un film en plastique au moins une heure avant de servir afin que les saveurs s'avivent mutuellement.
03 octobre 2007
Fleurs irlandaises
Le jour où j'ai pris cette photo, j'ai compté treize sortes de fleurs différentes le long du chemin qui menait à la plage.
Des fleurs jaunes, orange, violettes, rouges, roses posées sur un camaïeu de feuilles et d'herbes vertes. Un vert qui parfois se retrouve dans l'océan, de près ou de loin, par temps gris et embrumé ou sous un ciel très bleu.
Ce jour-là, il faisait beau en descendant jusqu'à la plage, et en remontant, au crépuscule, la bruine s'est progressivement transformée en pluie légère avivant les couleurs des fleurs.
A l'endroit où j'ai pris ces photos, les maisons nichées dans verdure sont blanches, formant ainsi un beau contraste avec les fleurs au premier plan. Pourtant, la plupart du temps, les maisons sont aussi colorées que les fleurs sauvages qui s'épanouissent au bord des routes ou des nombreuses fleurs plantées dans les jardins.
Haies de fuschias le long de presque toutes les routes ou bien brassées de fleurs orange. Bruyères dans les montagnes, herbes rases, roseaux, dunes.
























